Equipe d'airsoft (softair) à Bordeaux; page présentant différents aspects de l'airsoft (règles et autres) depuis wiki. Notre site : http://www.bordeaux-airsoft-team.com/
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Airsoft désigne une activité de loisir sous le forme d'un jeu qui oppose deux équipes dont les joueurs sont munis d'un masque ou de lunettes de protection (obligatoires) et d’une réplique d’arme propulsant par gaz ou air comprimé des billes de 6 mm ou 8 mm en plastique, parfois en rafale. Les projectiles utilisés ne contiennent pas de peinture et le jeu repose donc uniquement sur le fair-play. Il existe de nombreux types de scénarios pratiqués couramment comme la capture de drapeau, le deathmatch ou encore la protection de VIP.
Contrairement aux idées reçues, les lanceurs de type airsoft développent une moins forte puissance que les lanceurs de paintball grâce à la faible masse des billes. Les deux activités ont généralement un but ludique, cependant marquée par une approche de réalisme militaire beaucoup plus poussée pour l'airsoft, une impression que la grande majorité des joueurs de paintball ne veulent pas donner. La différence réside surtout dans les tenues vestimentaires camouflées que portent les airsofteurs et les lieux de jeu. Le paintball se pratique habituellement sur des terrains de sport équipés d'obstacles gonflables, l'airsoft se pratique sur des terrains privés de type naturel ou urbain.
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale le Japon avec sa nouvelle constitution règlemente la possession des armes à feu pour la population civile. La règlementation est tellement stricte qu'il est pour ainsi dire impossible d'avoir une arme a feu chez soi et encore moins une arme de guerre dans un but de collection, y compris les armes neutralisées, qui sont au demeurant les plus chères au monde, la neutralisation coûtant souvent 5 fois le prix de l'arme en elle-même.
Or il y a une forte demande de la part des collectionneurs de posséder des armes fussent-elles en plastique par manque de moyen ou par manque d'armes neutralisés.
À la fin des années 1960 apparaissent les répliques d'armes coulées en plastique totalement inertes, spécialement pour la collection. Parfois ces répliques étaient faites en résine et métal avec des partie fonctionnelles comme les vraies. Mais pour respecter la législation, ces répliques d'armes étaient conçues et modifiées afin qu'il soit impossible de tirer à balles réelles.
Vers le milieu des années 1970 et en respectant les lois japonaises, imposant l'impossibilité de transformation d'un objet en arme a feu, des techniciens et ingénieurs débutent la transformation, voire la fabrication, de ces répliques d'armes inertes en répliques d'armes pouvant tirer des projectiles, non dangereux, le tout utilisant de l'air comprimé. Le choix se porte alors immédiatement sur les billes de 6 millimètres.
À cause de la loi japonaise ces "lanceurs" ne peuvent pas développer plus de 2 joules en sortie de canon.
Au vu de l'engouement de certains pour beaucoup de ces "lanceurs répliques d'armes", qui ont les mêmes fonctionnalités que les vrais armes, des jeux opposants 2 équipes voient le jour sous le nom de Survival Game ou Wargame.
Les répliques prennent alors le nom d'airsoft guns.
Des ingénieurs fort connus encore aujourd'hui sont issus de cette époque, tel Tanio Kobayashi.
Le problème avec les lanceurs d'époque était l'encombrement des bouteilles à air comprimé utilisées afin de faire tirer les répliques. Parfois des bonbonnes internes sont réalisées dans les répliques voir les chargeurs, améliorant le réalisme. Mais l'utilisation de l'air à haute pression demande beaucoup de sérieux et réserve alors ces répliques à un petit groupe de passionnés.
L'autre problème de ces répliques étant la portée utile très faible (20 a 30 mètres à 2 joules) obligeant les utilisateurs à augmenter les puissances au-delà des 2 joules règlementaires. À la fin des années 1980 toutes les répliques airsoft fonctionnent au gaz basse pression (10 bars) ou à l'air comprimé.
Tokyo Marui société Japonaise alors spécialisé dans le modélisme bas de gamme, tente sa chance sur le secteur de l'airsoft en produisant alors des répliques d'armes utilisant la technologie des voitures électriques télécommandées. L'air comprimé est fourni alors par un piston poussé par un ressort qui est armé grâce à une boite de vitesse qui tire l'énergie mécanique d'une moteur électrique ce dernier est alimenté par un accumulateur. La facilité d'utilisation et d'entretien est telle que c'est le principal déclencheur du succès de l'activité.
Une réplique de MP5-A2-TLF Modifié ( Red-Dot, Laser, Coupleur de chargeurs, Sangle, Garde main Tactique d'origine. )Tokyo Marui qui a commencé avec la fabrication du FAMAS français (réplique très appréciée par une partie de la population des airsofteurs Japonais grâce à son look futuriste et sans pareil). Suivent alors rapidement la gamme des M16A1 et M16 VN (Vietnâm) puis le CAR-15 et le XM 177E2 ainsi que le MP5 pour étendre ensuite sa gamme de produits à plusieurs dizaines de répliques. En 1993 Tokyo Marui invente et brevète le Hop-up. Ce système permet d'augmenter la portée des billes sans augmenter la puissance de sortie des ces dernières. Le système s'appuie sur L’effet Magnus, découvert par Heinrich Gustav Magnus (1802-1870), physicien allemand, permet notamment d’expliquer les effets de balle dans le sport.Quand la vitesse d'un fluide (comme l'air) augmente, sa pression diminue, et réciproquement, comme l'indique l’équation de Bernoulli. le système permet grâce a une pièce de caoutchouc de frotter la bille et tel un lift au tennis de la faire "voler":c'est l'Effet Magnus
Cette activité souffre d'une réputation de simulacre d'activité paramilitaire, qui est malheureusement parfois justifiée au vu du comportement de certains joueurs. Il faut cependant prendre garde à toute généralisation. Il est en effet possible de jouer de manière beaucoup plus saine et le jeu se révèle alors extraordinairement tactique et un excellent sport d'équipe très riche en interactions. Il présente par ailleurs l'avantage d'être très complet en demandant un large panel de compétences.
Les équipes françaises tendent aujourd’hui vers une reconnaissance plus officielle en créant des associations loi 1901 souscrivant à des assurances. Internet contribue largement à l’essor de cette discipline et les airsofteurs se rencontrent grâce aux divers forums nationaux ou régionaux.
Une réplique de MP5-SD5, lanceur de billes électrique appelé AEG (automatic electric gun)L'airsoft n'est pas une discipline dangereuse, à condition de respecter les quelques règles de sécurité élémentaires. Les clubs disposent tous d'un règlement dont voici les points essentiels.
Tout d'abord, les joueurs doivent observer une distance minimale de tir : 5 mètres pour une réplique d'airsoft moyenne, davantage selon que la puissance de la réplique augmente. Une réplique ne doit jamais provoquer de blessure !
Afin d'assurer la protection des joueurs, une protection occulaire est obligatoire. On trouve des protections de plusieurs styles : masque grillagé, casque intégral ou lunettes. Il est impératif que la protection utilisée soit prévue pour l'airsoft.
Enfin, beaucoup d'équipes s'accordent à interdire les tirs en aveugle, les rafales à courtes distances, la visée de la tête lorsque cela n'est pas nécessaire.
Les répliques à gaz se divisent en 3 catégories distinctes :
Les GBB (Gaz Blow-Back), Leur principe de fonctionnement repose sur le principe du semi-automatique, chaque pression sur la détente provoque la percussion d'une valve qui va libérer une partie du gaz. Celui-ci va propulser la bille et actionner un bloc pompe qui va avoir pour effet de ramener la culasse en arrière puis en avant au moyen d'un ressort de rappel. Ceci permet l'introduction d'une nouvelle bille dans la chambre de tir. Étant donné leur principe actif (le gaz, souvent un réfrigerant ou un dérivé du propane à l'état liquide), ses performances (puissance notamment) sont fortement influencées par la température ambiante. En effet, en dessous de 0°C ou par faible température, presque aucun GBB ne fonctionne correctement, le gaz n'ayant pas la possibilité de se dilater correctement. Ces répliques peuvent soit tirer en coup par coup (semi-automatique) ou en rafales (automatique) suivant leur type et leur mécanique interne. Les mécanismes GBB ont l'intérêt du réalisme en simulant le recul de la culasse de la réplique. Mais contrairement aux armes réelles, le canon a plutôt tendance à plonger lors du tir (alors qu'il se cabre sur une arme réelle). Cela s'explique par le fait que la quantité de mouvement du projectile est minime. L'effet mécanique du gaz consiste essentiellement à projeter la culasse vers l'arrière, l'effet de recul s'appliquant alors au reste de la réplique et provoquant son pivotement vers l'avant. Les NBB (Non Blow-Back): Le système est simplifié a l'extrême. Ici le gaz ne sert qu'à propulser les billes. La culasse n'étant plus mobile, il en resulte une économie en gaz non négligeable qui permet de tirer beaucoup plus de billes. Le chargement des billes s'effectue par un système mécanique actionné par la détente de la réplique, ce qui explique la relative dureté de la course de détente. Ces répliques ne tirent qu'en semi-automatique, puisque les modes de tir automatique requièrent un mouvement de chargement. Les CO2 : Les répliques utilisant du dioxyde de carbone ou bien de l'air comprimé, notamment certaines répliques automatiques, l'air étant contenu dans des bouteilles similaires à celles employées au paintball (leur capacité se voyant relativement limitée étant donné le mécanisme assez complexe employé). Les répliques à CO2 peuvent avoir une culasse mobile (type GBB). À noter que certaines de ses répliques étaient très puissante (environ 400 fps) et furent souvent interdite en partie d'intérieur (CQB).
Les répliques manuelles (dites spring = "à ressort") : le réarmement est manuel (après chaque tir). Ce principe est utilisé principalement sur les répliques de fusils à pompes et pistolets. Les bolts ou répliques de précision : limités en billes mais ayant une plus grande portée/précision, ils fonctionnent sur le principe des spring mais avec des améliorations notamment au niveau de la qualité du canon de précision. Ils sont relativement peu bruyants, mais leur cadence de tir est limitée et la force employée pour réarmer le ressort à chaque tir augmente proportionnellement à la force du ressort utilisé.
Le lanceur automatique (ou AEG, pour Automatic Electric Gun) : ils éjectent les billes en rafales grâce à un système électrique relativement simple : une batterie alimente en énergie un moteur qui entraîne des engrenages qui vont eux-mêmes entraîner un piston qui va comprimer un ressort. Une fois le cycle terminé, les engrenages relâchent le piston qui va comprimer un volume d'air plus ou moins grand suivant le cylindre installé par l'action du ressort (qui va se détendre violemment). Ces répliques permettent une utilisation soutenue et une autonomie assez élevée en fonction de la capacité ainsi que de la puissance de la batterie utilisée. Leur puissance est modifiable par simple changement du ressort, mais le renforcement de nombreuses pièces peut s'avérer nécessaire afin de conserver la fiabilité de la réplique et éviter les casses. Leur principe de fonctionnement s'apparente donc aux répliques spring mais avec l'aide d'un système électrique.
Billes d'airsoftLes billes d'airsoft ou bbs ont un diamètre de 6 mm (ou 8 mm sur de rares modèles). Généralement, les billes se composent de plastique (polystyrène) mais on trouve également des billes biodégradables fabriquées à base d'amidon de maïs ou encore d'un mélange de résine et de fragments d'orge.
Il existe différentes qualités de billes et différents grammages allant de 0,12g à 0,45 g et même plus. Pour un aeg classique, on utilise principalement des grammages entre 0,20 g et 0,25 g, les billes lourdes étant plutôt réservées aux tirs de précision. La vitesse de sortie baisse proportionnellement à l'augmentation du poids de la bille, mais sa stabilité dans l'air s'en trouve accrue. Elle permet ainsi d'avoir une trajectoire plus stable et une résistance au vent plus élevée (ce qui représente un intérêt non négligeable lorsque l'on tire avec un lanceur "manuel", encore appelé "spring", d'une cadence de tir très faible).
Contrôles Chronographe ou "Chrony" : il sert à calculer la vitesse des billes, et par ce biais, à déduire (selon la masse de la bille) la puissance développée par les lanceurs. La vitesse maximale standard d'une bille de grammage 0,20gr est de 350 fps pour les lanceurs automatiques et de 450 fps (125 m/s) pour les répliques de précision. Le décret 99-240 exprime la puissance des répliques de manière légale, c'est-à-dire en joules qui est la mesure légale de l'énergie développée.
Joueurs d'airsoft en forêtL'airsoft se pratique habituellement sur des terrains naturels ou urbains. Les forêts et les constructions abandonnées sont les terrains de jeu privilégiés. Il est toutefois important de ne pas "provoquer la population" lors de la pratique de ce sport car comme dit ci-dessus, ce sport peut être amalgamé à une activité paramilitaire. Il est donc de rigueur de choisir des terrains assez éloignées des habitations et ce, surtout si l'utilisation d'artifices tels pétards ou fumigènes est autorisée dans les règles de jeu (et bien sûr de la loi).
Il est obligatoire d'avoir l'autorisation de jouer sur le terrain, un accord ecrit avec le(s) propriétaire(s) identifié(s) est préférable pour ne pas avoir de soucis par la suite : poursuites penales pour violation de proprieté privée, effraction etc…
Si le terrain est accessible par des personnes non joueuses, la securisation par signalisation de la zone d'evolution des joueurs est indispensable. prévenir la gendarmerie ou le commissariat de Police competents sur le secteur est fortement conseillé.
Règle du jeu Le but est de réaliser les objectifs d'un scénario fixé en début de partie : prise d'otage, protection rapprochée (amener quelqu'un d'un point à un autre sans qu'il se fasse éliminer par une bille), chasse à l'homme (tous contre un), opération de police ou prise du drapeau pour le ramener dans son camp.
Pour réaliser leurs objectifs, les joueurs ont la possibilité d'éliminer temporairement les membres de l'équipe adverse. Le joueur qui se fait toucher par une bille doit crier « OUT » (hors-jeu) et doit retourner dans un poste de vie (point de respawn) ou rester inactif pour une durée déterminée.
Les joueurs peuvent enfin tenir un rôle : les plus courants sont celui du médecin (possibilité de "soigner" les joueurs éliminés), les ingénieurs, ou encore les snipers.
L’airsoft est légal dans la plupart des pays, cependant la législation n'est pas forcément la même partout. Par exemple l’Allemagne interdit les répliques automatiques (tirant en rafales), tandis que l’Indonésie interdit tout simplement cette activité.
Les répliques d’armes qu’utilisent les joueurs d’airsoft ne sont pas considérées comme des armes au sens du décret de 1995. Mais elles sont soumises au décret n° 99-240 du 24 mars 1999 qui règlemente la commercialisation des répliques d'armes à feu développant une énergie en sortie de bouche supérieure à 0,08 joule et inférieure à 2 joules. Ce décret règlemente la distribution des répliques et interdits la détention et l'utilisation par quelque moyen que ce soit: prêt, don, location, vente, des répliques de plus de 0.08 joule aux mineurs.
M15A4L'airsoft reste donc une activité réservée aux personnes majeures, concrètement l'utilisation d'une réplique de puissance supérieure ou égale à 0,08 joule par un mineur est interdite, l'autorisation parentale ne pouvant également pas subroger à la loi. L'accès aux terrains de jeu doit également être refusé aux mineurs, leur présence au sein d'une activité règlementée peut s'avérer risquée pour les joueurs majeurs en cas d'accidents (poursuites judiciaires, assurances…).
Selon la loi française, toute vente de lanceur de projectile dont l'énergie développée en sortie de canon est égale ou supérieure à 2 joules devient une arme de 7e catégorie conformément au décret 95-589 du 6 mai 1995. Les mesures de puissance s'effectuent généralement par rapport à la vitesse de sortie (FPS ou Feet Per Second) et au poids du projectile (bille de 0,20 gramme généralement utilisée pour référence). En effet il s'agit d'énergie cinétique.
Du point de vue du reste du matériel, l'usage des uniformes et d'effets militaires de toutes origines est largement répandu chez les joueurs, un zeste de roleplay, apparenté au jeu de rôle est souvent une des composantes des parties d'airsofts. Le port d'uniformes des unités et administrations tels que gendarmerie, police nationale, sont a proscrire puisqu'ils sont interdits, sinon fortement reglementés (port illégal d'uniforme, usurpation de qualité, usurpation de pouvoir) même si le jeu d'airsoft ne doit se pratiquer que sur le domaine privé.
La réglementation française INTERDIT le port et l'utilisation des répliques sur le domaine public: voies, routes, domaine forestier domanial ou communal et plus généralement tout terrain même privé donc l'accés est libre au public. il faut différencier la notion légale de transport et de port tel que définie par le décret 95-589 du 6 mai 1995.
Le transport est libre sous certaines conditions qui tiennent plus du bon sens et du respect de l'ordre public que de la réglementation applicable seulement aux armes véritables. de par l'aspect extérieur de ces objets et la forte ressemblance avec des armes réelles, il est conseillé d'opérer tout transport selon les normes minimales imposées par la Loi en matiere de transport d'armes.
Les présidents d'associations et/ou leur representants devront constamment avoir avec eux la copie des statuts et déclaration de l'association, l'autorisation d'utilisation du terrain, les copies des décrets 95-589 du 6 mai 1995 et 99-240 du 24 mars 1999 qui sont les deux textes de loi qui concernent et régissent cette activité.
Source : Wikipédia